bye bye baby

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# Posté le mercredi 27 juin 2007 07:31

no comment

no comment
une page de l'histoire de France est tournée.
Sarko passe au pouvoir, tout va changer.
Oui je pense que tout va changer, parce que Sarko représente le changement. Oui je l'avoue, il avait raison avec son idée de rupture, il avait bien raison d'en parler. Mais je sais pas si le mot "tranquil" convient bien dans son idée de faire de la politique.
Plus de gaullisme, plus de chiraquisme...Du sarkosisme à la dure!
Oui, "à la dure", parce que Sarko est amis de Poutine, celui qui exèrce sa répression dans son pays, qui tue toutes les volontés de révoltes, qui continue la guerre en Tchétchénie. Parce que Sarko est amis avec Bush, celui qui à commencé la gueurre en Irak, mais qui ne l'a finira surement puisque il persite dans son idée de laisser des troupes en Irak, celui qui jure sur la bible que tuer est humain et necessaire si l'on veut venger les morts...à reflechir, mais peut être est-ce trop philosophique pour certains... Parce que Sarko est aimé de Gianfranco Fini, le leader de la Ligue de Nord, mouvement séparatiste d'Italie, homme fasciste qui a toujours lutter pour ses propres intérêts. Parce que Sarko n'a aucune politique apaisante, il souhaite condamner les dirigeants du Darfour, le gouvernement du Soudan, mais ne souhaite pas s'en prendre à la Chine qui a une grande part de résponsabilité dans cette affaire...Oui, c'est bien vrai, il faut caresser la chine dans le sens du poil, ça ne peut être que bénéfique pour les années à venir !!

Oui, Sarko à bien réussi son coup! Parler de travail, redonner le gout au français, revaloriser les efforts...oui c'est très bien tout cas, ça nous donne bonne conscience. "Je suis un bon travailleur, je voudrais gagner plus, sarko à toutà fait raison, y'en a marre de ces glandeurs qui bossent pas !!!"
glandeurs=imigrés
Et ça, ça s'appelle pas diviser la France ??? C'est pas de la démagogie de parler de la valeur du travail ?? Forcement, tout le monde trouve qu'il travail bien ! Personne n'ira remettre en cause sa bonne volonté donc tout le monde va voter sarko en étant perssuadé qu'il fera ce qu'il dit...
Baisser les impöts, c'est genial, Johnny reviendra en France comme ça !!
Baisser le nombre de fonctionnaire, encore mieux!
...et le chômage dans tout ça ??

Fusionner le ministère de la culture et le ministère de l'education...Oh oui alors !! Très très bonne idée ça, vive la pensée unique, vive l'art de la nation, à bas l'art dégéneré!

Et le pire, c'est faire revenir la religion dans ces discours! C'est parler de Jeanne d'Arc comme symbole sans en penser le moindre mot. C'est parler de la France comme d'un pays chretien, cela voudrai donc dire que tout ce qui n'est pas chretien n'a pa sa place en france ?...C'est, ma foi, très dangereux tout ça !!

Alors Sarko, retourne à Neuilly, va d'abord faire tes 20% de logement sociaux et après, tu pourra nous faire des leçons !

# Posté le dimanche 06 mai 2007 13:30

Modifié le dimanche 11 novembre 2007 08:25

Klimt

Klimt

# Posté le mardi 20 mars 2007 13:51

Modifié le jeudi 31 mai 2007 11:58

intermittant du spectacle

intermittant du spectacle
DISCOURS DE PASCALE FERRAN AUX CÉSAR 2007
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"Les films du milieu"


Nous sommes nombreux dans cette salle à être comédien, technicien ou réalisateur de cinéma.
C'est l'alliance de nos forces, de nos talents et de nos singularités qui fabrique chaque film que produit le cinéma français.
Par ailleurs, nous avons un statut commun: nous sommes intermittents du spectacle.
Certains d'entre nous sont indemnisés, d'autres non; soit parce qu'ils n'ont pas travaillé suffisamment d'heures, soit, à l'inverse, parce que leurs salaires sont trop élevés pour être indemnisés dans les périodes non-travaillées.

C'est un statut unique au monde. Pendant longtemps, il était remarquable parce qu'il réussissait, tout en prenant en compte la spécificité de nos métiers, à atténuer un peu, un tout petit peu, la très grande disparité de revenus dans les milieux artistiques. C'était alors un système mutualisé. Ils produisaient une forme très concrète de solidarité entre les différents acteurs de la chaîne de fabrication d'un film, et aussi entre les générations.

Depuis des années, le MEDEF s'acharne à mettre à mal ce statut, en s'attaquant par tous les moyens possibles à la philosophie qui a présidé à sa fondation.
Aujourd'hui, il y est presque arrivé. De réformes en nouveau protocole, il est arrivé à transformer un système mutualisé en système capitalisé. Et cela change tout. Cela veut dire, par exemple, que le montant des indemnités n'est plus calculé sur la base de la fonction de son bénéficiaire mais exclusivement sur le montant de son salaire. Et plus ce salaire est haut, plus haut sera le montant de ses indemnités.

Et on en arrive à une absurdité complète du système où, sous couvert de résorber un déficit, on exclut les plus pauvres pour mieux indemniser les plus riches.
Or, au même moment exactement, à un autre bout de la chaîne de fabrication des films, d'autres causes produisent les mêmes effets. Je veux parler du système de financement des films qui aboutit d'un côté à des films de plus en plus riches et de l'autre à des films extrêmement pauvres.
Cette fracture est récente dans l'histoire du cinéma français.
Jusqu'à il n'y a pas si longtemps, ce qu'on appelait les films du milieu - justement parce qu'ils n'étaient ni très riches ni très pauvres - étaient même une sorte de marque de fabrique de ce que le cinéma français produisait de meilleur.

Leurs auteurs - de Renoir à François Truffaut, de Jacques Becker à Alain Resnais - avaient la plus haute opinion des spectateurs à qui ils s'adressaient et la plus grande ambition pour l'art cinématographique. Ils avaient aussi, bon an mal an, les moyens financiers de leurs ambitions.
Or, ce sont ces films-là que le système de financement actuel, et en premier lieu les chaînes de télévision, s'emploient très méthodiquement à faire disparaître.
En assimilant les films à vocation artistique aux films pauvres et les films de divertissement aux films riches, en cloisonnant les deux catégories, en rendant quasi impossible pour un cinéaste d'aujourd'hui le passage d'une catégorie à une autre, le système actuel trahit l'héritage des plus grands cinéastes français. Et leur volonté acharnée de ne jamais dissocier création cinématographique, point de vue personnel et adresse au plus grand nombre. Ce faisant, il défait, maille après maille, le goût des spectateurs; alors même que, pendant des décennies, le public français était considéré comme le plus curieux, le plus exigeant, le plus cinéphile du monde.
Ici comme ailleurs, la violence économique commence par tirer vers le bas le goût du public puis cherche à nous opposer. Elle n'est pas loin d'y arriver.

Les deux systèmes de solidarité - entre les films eux-mêmes et entre ceux qui les font -, ces deux systèmes qui faisaient tenir ensemble le cinéma français sont au bord de la rupture.
Alors peut-être est-il temps de nous réveiller.
Peut-être est-il temps de nous dire que notre amour individuel pour le cinéma, aussi puissant soit-il, n'y suffira pas.
Peut-être est-il temps de se battre, très méthodiquement nous aussi, pour refonder des systèmes de solidarité mis à mal et restaurer les conditions de production et de distribution de films qui, tout en donnant à voir la complexité du monde, allient ambition artistique et plaisir du spectacle.
Nous n'y arriverons pas, bien sûr, sans une forme de volonté politique d'où qu'elle vienne. Or, sur de tels sujets, force nous est de constater que celle-ci est désespérément muette.
Mais rassurons-nous. Il reste 55 jours aux candidats à l'élection présidentielle pour oser prononcer le mot «culture».

Pascale Ferran, le 24 février 2007
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# Posté le mardi 20 mars 2007 13:49

Modifié le mardi 20 mars 2007 14:35

j'peux pas m'en empecher

j'peux pas m'en empecher
Quand Le Pen veut flinguer la "Kultur"


Les propos nauséabonds de Jean-Marie Le Pen sur la culture seraient-ils passés inaperçus? Dans le monde de l'art, on s'interroge sur leur violence et leur portée.


C'est un comble: alors que la culture brille aujourd'hui par son absence quasi généralisée de la campagne électorale, le dernier candidat à avoir évoqué ce sujet laborieux est Jean-Marie Le Pen, lors de l'émission J'ai une question à vous poser sur TF1. Le président du FN s'adonna à une série de jeux de mots plus que douteux, relevant les connotations germaniques du mot "kultur", fustigeant au pasage la culture élitaire pour tous et s'emportant tout particulièrement sur les Frac (fonds régionaux d'art contemporain) et l'art contemporain en général, synonyme de décadence et de dépenses inutiles.
Le directeur du Frac Champagnes-Ardenne, François Quintin, dans une longue missive envoyée la semaine dernière à différents journaux note qu'"il n'est pas besoin d'être grand économiste pour savoir que l'épargne réalisée par la suppression des Frac serait plus que négligeable",avant d'ajouter que, comme toujours, "l'art contemporain est en première ligne des colères réactionnaires". Il en profite également pour remercier avec ironie "l'auteur de ces propos rétrogrades et haineux, dont les éructations illustrent combien l'art contemporain est un formidable révélateur de nos craintes les plus vives, de notre essentiel, de la part sensible qui nous lie. Le geste de montrer l'art relève d'un engagement fortement politique et implique un travail de précision. Là réside le coeur de la mission des Frac, tant méprisés par Mr Le Pen, mais aussi par tous ceux qui, par un populisme facile et un manque de courage politique, on relégué la culture au dernier rang des enjeux pour le futur, ceux encore qui substituent aux enjeux de la création ceux de l'action culturelle, comme pour se convaincre que l'art est utile, tout en craignant d'affirmer qu'il est fondamental"

Et c'est un fait: aujourd'hui la culture n'est pas, loin s'en faut, un enjeux de la campagne électorale. Chez Nicolas Sarkozy par exemple, elle sert de faire-valoir au panthéon sans queue ni tête qui cite à tout-va Louis-Ferdinand Céline et Jean Jaurès, Albert Camus et Tom Cruise.

Sarkozy affirme aussi, sans peur de se contredire, vouloir rehiérharchiser la culture, comme il l'a dit dans son discours sur l'éducation:"L'école est là pour vous donner les moyens de faire la différence entre Madame Bovary et un compte rendu de fait divers dans un journal entre Antigone et Harry Potter." Et entre Public Enemy et Doc Gynéco?

# Posté le mardi 20 mars 2007 13:43

Modifié le mercredi 21 mars 2007 02:02